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Listen now: The power of digitizing workers payments for driving economy recovery/ le pouvoir de la digitalisation des paiements des travailleurs pour stimuler la reprise économique

In this webinar, Jean Pascal Mvondo, Marjolaine Chaintreau,  Sonia Annoussamy and Laurent Gonnet discuss to what extent digitalisation of payments for cash-paid workers can be an opportunity for economic development and growth. Currently, over 230 million adults globally (mostly women), still receive their wages in cash which excludes them from having access to formal financial services (World Bank Findex data). According to the Labour International Organisation, 6 out 10 workers also do not benefit from work scheme social protection globally. Being paid digitally can create a digital record of employment and revenues. It can facilitate more payments to be made digitally in the economy and help workers access other products including savings, insurance or credit to build financial resilience. Governments are recognizing the economic value to the digitization of wages and in Senegal the Government and the World Bank are helping companies digitized due to the economic and inclusion benefits for workers in their supply chains.

The cost of a cash payroll experience cannot be underestimated due to the expense of moving cash around the country and the time involved in administration. Senegal is considered as a use case to outline how the Covid-19 Pandemic propelled digitalisation of payments to reduce health risk, and ultimately revealed how streamlining costs through digitalisation can benefit companies.

Regulation and infrastructure within a country can influence the choice of partner when digitising wages. In Senegal, those with a permanent contract of employment are able to open a bank account to receive wages. However, seasonal and non-permanent workers (many of whom are women) cannot open bank accounts as they do not have that contract. Alternatives such as aggregators and/or mobile wallets will need to be put in place.

Alongside digitising wages, we need to work on creating use cases for digital payments and reducing the amount that is cashed out by the employee. Paying for healthcare, school fees, transferring to friends/family, and saving – if these can be achieved digitally then the need for cash reduces. These are best achieved by having interoperability and a regulatory environment that promotes innovation. Currently, the WAEMU zone (Benin, Burkina Faso, Côte D’Ivoire, Guinea Bissau, Mali, Niger, Senegal, and Togo) are working on a digital payments interoperability project across the region.

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Dans ce webinaire, Jean Pascal Mvondo, Marjolaine Chaintreau, Sonia Annoussamy et Laurent Gonnet examinent dans quelle mesure la digitalisation des paiements des travailleurs payés en espèces peut être une opportunité de développement et de croissance économique. Actuellement, plus de 230 millions d’adultes dans le monde (principalement des femmes) reçoivent encore leur salaire en espèces, ce qui les empêche d’avoir accès aux services financiers formels (données Findex de la Banque mondiale). Selon l’Organisation internationale du travail, 6 travailleurs sur 10 ne bénéficient pas non plus de la protection sociale attachée à un régime de travail dans le monde. Le fait d’être payé par voie digitale peut créer une trace numérique de l’emploi et des revenus. Cela peut faciliter l’augmentation du nombre de paiements numériques dans l’économie et aider les travailleurs à accéder à d’autres produits, notamment l’épargne, l’assurance ou le crédit, afin de renforcer leur résilience financière. Les gouvernements reconnaissent la valeur économique de la digitalisation des salaires et, au Sénégal, le gouvernement et la Banque mondiale aident les entreprises à se digitaliser en raison des avantages économiques et d’inclusion pour les travailleurs de leurs chaînes d’approvisionnement.

Le coût du traitement des salaires en espèces ne doit pas être sous-estimé en raison des frais de convoyage des espèces dans le pays et du temps consacré à l’administration. Le Sénégal est considéré comme un cas d’école pour illustrer comment la pandémie de la Covid-19 a accéléré la digitalisation des paiements pour réduire le risque sanitaire, et a finalement révélé comment la rationalisation des coûts par la digitalisation peut profiter aux entreprises.

La réglementation et l’infrastructure d’un pays peuvent influencer le choix du partenaire lors de la digitalisation des salaires. Au Sénégal, les personnes ayant un contrat de travail permanent peuvent ouvrir un compte bancaire pour recevoir leur salaire. Cependant, les travailleurs saisonniers et non permanents (dont beaucoup sont des femmes) ne peuvent pas ouvrir de compte bancaire car ils n’ont pas ce contrat. Des alternatives telles que les agrégateurs et/ou les portemonnaies mobiles devront être mises en place.

Parallèlement à la digitalisation des salaires, nous devons nous efforcer de créer des cas d’utilisation des paiements numériques et de réduire les montants retirés en espèces par les travailleurs. Le paiement des soins de santé, des frais de scolarité, des transferts à des amis/famille et l’épargne, si ces opérations peuvent être réalisées par voie numérique, le besoin d’argent en espèces diminuera. La meilleure façon d’y parvenir est d’avoir une interopérabilité et un environnement réglementaire qui favorisent l’innovation. Actuellement, la zone UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) travaille sur un projet d’interopérabilité des paiements numériques dans toute la région.

Maxime Lokossi
Maxime est consultant en mésofinance et finance digitale. Il totalise 17 années d’expériences professionnelles essentiellement dans le secteur bancaire où il a occupé plusieurs postes de direction. Ayant un fort intérêt pour le financement des Micro Petites et Moyennes Entreprises (MPME) via les Fintechs, il prépare actuellement ses travaux d’application en vue de l’obtention du grade de Certified Digital Finance Practitioner (CDFP) de Digital Frontiers Institute (DFI) et Tuft’s University. Maxime contribue au développement des activités de DFI dans la communauté francophone à travers différentes activités (webinaires, partages de connaissances, etc.) ------ Maxime is a consultant in MSME and digital finance. He has a total of 17 years of professional experience mainly in the banking sector where he has held several management positions. Having a strong interest in financing Micro Small and Medium Enterprises (MSMEs) through Fintechs, he is currently preparing his research paper to qualify for the grade of Certified Digital Finance Practitioner (CDFP) of Digital Frontiers Institute (DFI) and Tuft's University. Maxime contributes to the development of DFI's activities in the francophone community through various activities (webinars, knowledge sharing, etc.).